Notre Dame Maryam et la naissance de Iça (Jesus) 3alayhi salaam
La mère de Maryam n’enfantait pas. Un jour, elle vit un oiseau nourrissant sa progéniture ; elle demanda alors à Allah ta3ala de lui donner un enfant et fit le vœu de le consacrer au service de la Mosquée de Jérusalem car elle pensait que ce serait un garçon.
Pourtant, il lui vint une fille et elle l’appela Maryam. Ce fut le prophète Zakariyya, le mari de la tante de Iça qui la prit en charge, et il lui enseignait la religion islamique.
Elle grandit vertueuse, pure et devint une sainte. Un jour, Maryam se rendit à un endroit pour y faire quelque chose et Allah lui envoya Jibril sous l’aspect d’un jeune homme au visage blanc.
Elle lui dit : [sourat Maryam / 18] ce qui signifie : « Je demande la protection de Allah contre toi si tu es pieux », c’est-à-dire si tu es pieux, ne me fais aucun mal. C’est alors qu’il lui dit : [sourat Maryam / 19] ce qui signifie : « Je ne suis que l’envoyé de ton Seigneur afin que je te donne un garçon pur », c’est-à-dire que Allah l’a envoyé à elle afin qu’il lui donne un enfant vertueux purifié des péchés. Maryam dit alors : « Comment aurai-je un garçon alors qu’aucun époux ne m’a approchée et que je ne suis pas une débauchée ni une fornicatrice? »
Jibril lui dit : « C’est ainsi que ton Seigneur l’a décrété ; pour Lui, créer un enfant sans père est très facile. C’est pour en faire un signe pour les gens et une preuve de la puissance de Allah soubhanahou wa ta3ala et pour faire de lui une miséricorde et un bienfait pour celui qui le suivra et croira en lui. Sa création est une chose que Allah a voulue et a prédestinée ; elle n’est ni contestable ni modifiable ».
Jibril souffla dans l’encolure de la tunique de Maryam et l’âme entra par sa bouche. Elle fut donc enceinte de Iça 3alayhi s-salam et s’éloigna de peur que les gens ne jettent l’opprobre sur elle à cause de sa grossesse sans époux.
Puis les douleurs de l’accouchement la forcèrent à rester au pied d’un palmier sec ; elle espéra mourir par honte vis à vis des gens. Puis Jibril l’appela pour la rassurer et l’informer que Allah a créé un peu en contrebas d’elle une petite rivière. Il lui demanda de secouer le tronc du palmier afin qu’il en tombe pour elle des dattes fraîches, d’en manger et de boire ce dont Allah l’avait pourvue ainsi que de se réjouir et de dire à quiconque la verrait et la questionnerait quant à sa grossesse : « J’ai fait le vœu envers le Très-Miséricordieux de ne parler à aucun humain ».
Quand Maryam 3alayhi s-salam eut mis au monde son fils Iça 3alayhi s-salam , elle le mena à son peuple et lorsqu’ils lui parlèrent de l’enfant, elle fit un signe en sa direction, signifiant ainsi : Adressez-vous à lui. Allah a donc fait parler Iça 3alayhi s-salam alors qu’il avait quarante jours ; il dit : [sourat Maryam / 30 à 33] ce qui signifie : « Je suis l’esclave de Allah, Il m’a révélé le Livre, Il a fait de moi un prophète, Il m’a béni où que je sois, Il m’a prescrit la prière et la zakat tant que je serai vivant et la bienfaisance envers ma mère et Il n’a pas fait de moi un oppresseur ni un malheureux dans l’au-delà. Que la paix soit sur moi le jour de ma naissance, le jour de ma mort et le jour où je serai ressuscité vivant ».
Allah l’a fait prononcer ces paroles comptées dont la sagesse était de soulager le malheur qui avait atteint Maryam, ainsi que Zakariyya et sa famille car Maryam était sous sa protection. Lorsqu’elle était enceinte, ils l’avaient accusée et avaient en de mauvaises pensées à l’égard de Zakariyya aussi. Il y a encore d’autres sagesses, notamment que ce fut un signe annonciateur de l’avenir de Iça, car Allah sait de toute éternité que Iça, plus tard, lorsqu’il ne serait plus un enfant, recevrait la révélation et appelerait les gens à croire en Allah l’Unique, l’Indivisible Qui n’a pas d’associé et à croire qu’il est l’esclave de Allah et Son messager.Allah ta3ala a fait parler Iça au berceau et c’était un signe annonciateur de ce qu’allait devenir le Messie (Al-Macih) 3alayhi s-salam, qu’il serait quelqu’un qui appelle les gens à adorer Allah ta3ala, tout comme les premiers prophètes qui l’avaient précédé. Ses paroles furent prononcées comme des paroles normales. Mais après ces mots-là, il revint à l’état dans lequel il était et il n’a plus reparlé jusqu’à ce qu’il atteigne l’âge auquel les enfants parlent. Allah ta3ala est puissant sur toute chose et rien ne peut Le rendre incapable.
La Dame Maryam 3alayha s-salam, la meilleure des femmes de l'humanité
قال الله تعالى :
« وَاذْكُرْ فِي الْكِتَابِ مَرْيَمَ إِذِ انتَبَذَتْ مِنْ أَهْلِهَا مَكَانًا شَرْقِيًّا »
سورة مريم [19/16]
Allah ta3ala dit [sourat Maryam / 16] ce qui signifie : « Evoque dans le livre Maryam, qui s'est isolée de sa famille dans un lieu en direction du levant ».
قال الله تعالى :
« مَّا الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِن قَبْلِهِ الرُّسُلُ وَأُمُّهُ صِدِّيقَةٌ كَانَا يَأْكُلاَنِ الطَّعَامَ انظُرْ كَيْفَ نُبَيِّنُ لَهُمُ
الآيَاتِ ثُمَّ انظُرْ أَنَّى يُؤْفَكُونَ »
سورة المائدة [5/75]
et Il dit 3azza wa jall [sourat Al-Ma'idah / 75] ce qui signifie : « Le Messie, le fils de Maryam, n'est autre qu'un messager venu dans une époque où il n'y a pas eu d'autre messager. Sa mère est une sainte véridique qui consommait la nourriture de la part de son Seigneur ».
La dame Maryam 3alayha s-salam est la mère du prophète 3Iça, le Messie 3alayhi s-salam. Elle est la meilleure des femmes de l'humanité. C'est une femme honorable, chaste, pure, qui a fait preuve de patience à l'égard du tort que lui a fait son peuple. Elle faisait partie de ceux qui sont connaisseurs de Allah ta3ala. Allah 3azza wa jall lui a accordé des prodiges manifestes et l'a élue entre toutes les femmes pour être la mère de Son prophète 3Iça, le Messie 3alayhi s-salatou was-salam, sans qu'elle ait un époux et sans que ne la touche aucun homme. La Dame honorable Maryam 3alayha s-salam est la meilleure des femmes de l'humanité selon les preuves du texte du Qour'an honoré et du Prophète honoré. Concernant le Qour'an, Allah dit dans ce qu'il a révélé [sourat Ali 3Imran / 42-43]
قال الله تعالى :
« وَإِذْ قَالَتِ الْمَلاَئِكَةُ يَا مَرْيَمُ إِنَّ اللهَ اصْطَفَاكِ وَطَهَّرَكِ وَاصْطَفَاكِ عَلَى نِسَاء الْعَالَمِينَ (42) يَا
مَرْيَمُ اقْنُتِي لِرَبِّكِ وَاسْجُدِي وَارْكَعِي مَعَ الرَّاكِعِينَ (43
سورة ءال عمران [3]
ce qui signifie : « Les anges ont dit : Ô Maryam, certes Allah t'a élue et t'a purifiée, Il t'a élue par rapport aux femmes du monde. Ô Maryam Fais preuve d'humilité envers ton Seigneur, prosterne-toi et incline-toi avec ceux qui s'inclinent ».
Ainsi Sa parole ta3ala ('istafaki) c'est-à-dire Il t'a choisie, accordé un degré, un mérite. Ainsi, le premier 'istifa' (élection), c'est une élection de par le choix et le second est un 'istifa' de par le mérite. Allah ta3ala lui a accordé un mérite sur toutes les femmes de l'humanité. Concernant le hadith honoré, le Prophète a dit [rapporté par le Hafidh Ibnou 3Abdi l-Barr] ce qui signifie : « La meilleure des femmes est Maryam, la fille de 3Imran, ensuite Fatimah la fille de Mouhammad, ensuite Khadijah, la fille de Khouwaylid ensuite 'Aciyah la fille de Mouzahim ».
Ce hadith honoré comporte un texte au sujet de la distinction de la Dame Maryam
3alayha s-salam sur le reste des femmes de l'humanité ensuite, dans le mérite, elles est suivie par Fatimah, la fille de Mouhammad
ensuite Khadijah la fille de Khouwaylid l'épouse du Prophète
, ensuite 'Aciyah, la fille de Mouzahim l'épouse de Pharaon et après ces femmes vient dans le mérite, 3A'ichah, la fille de
Abou Bakr, l'épouse du Prophète
tout comme l'ont dit les savants. Ce hadith au
sujet de la dame Maryam 3alayha s-salam est un beau hadith, qui comporte des leçons de sagesse et de morale. Elle est ainsi cette femme chaste, pure, patiente, qui fait partie de ceux qui connaissent
Allah ta3ala. Son récit commence tout
d'abord par son enfance puis lorsqu'elle porta 3Iça le Messie 3alayhi s-salam. Ensuite lorsqu'elle fit face avec courage et abnégation à son
peuple qui calomniait à son sujet et au sujet de son enfant, car elle l'avait eu sans époux, au point que certains d'entre eux l'avaient accusée de fornication. Elle supporta cette nuisance par
recherche de l'agrément de Allah et par recherche des récompenses. Elle faisait partie de celles qui font preuve de patience.