COMMENT DEVENIR MUSULMAN

Pour devenir musulman, il faut PRONONCER immédiatement :

Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu.

Si la personne n'arrive pas à prononcer correctement Mouhammad, elle appelle le Prophète Mouhammad par son surnom : Abou l-Gacim, c'est-à-dire le père de Gacim qui était donc son fils.

Il faut également avoir pour croyance que ce monde a un Créateur : Dieu, Qui n'a absolument aucune ressemblance avec Ses créatures et qu'Il existe de toute éternité sans endroit et sans comment. Il a des attributs de perfection dignes de Lui et Il est exempt de toute imperfection.

Il faut aussi croire que Mouhammad est le dernier Messager de Dieu et que le premier d'entre eux est Adam. Moise, Jésus, Noé, Ibrahim, ... sont tous des envoyés de Dieu et ils ont tous appelé à la même religion : l'Islam. Ils ont eu des miracles comme preuves de leur véracité. Ils sont préservés du mensonge, de l'indécence, de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse. Ils sont tous beaux, ils ne sont pas répugnants. Ce sont les meilleurs d'entre les hommes.

Par ailleurs si une personne souhaite devenir musulmane elle doit prononcer immédiatement les deux témoignages [dans la langue qu'elle comprend], et il n'est pas permis de retarder son entrée en Islam ; ainsi la seule condition pour devenir musulman est de prononcer les deux témoignages en y croyant et ce n'est pas une condition de se laver le corps, ni de se parfumer, ni de se circoncire, ni d'apprendre l'arabe, ni de connaitre une partie du Qour'an, ni la présence d'un imam ni de témoins .

 

Si une personne a demandé qu'elle veut devenir musulmane il n'est pas permis de lui dire revient plus tard, mais on lui dit de prononcer les deux témoignages.

Si la personne ne sait pas dire Mouhammad, on lui dit de dire le surnom du Prophète à savoir Abou l-Gaçim (le père de Gaçim qui été donc son fils), ainsi elle dit :
« Il n'est de dieu que Dieu et Abou l-Gaçim est le Messager de Dieu ».

 

COMMENT ENTRER dans L ISLAM
 
1. CAS DE LA "RIDDAH"
 
Par la Riddah1[1], le Musulman sort de l'Islam et devient mécréant, même s'il prétend le contraire; il est alors appelé Mourtadd. Toute la récompense des bons actes qu'il a déjà accomplis est définitivement anéantie. En effet, celui qui fait sauter sa propre maison à la dynamite ne peut pas, après coup, se prévaloir de ses larmes et de ses différentes lamentations ou protestations pour la réclamer. Au contraire, il devra reprendre la construction, pierre par pierre. C'est ainsi qu'il lui faudra instantanément revenir à ce que Dieu a ordonné, c'est-à-dire l'Islam.
 
Comment faire?
 
Il devra immédiatement :
 
quitter la mécréance en renonçant complètement à sa cause
faire les deux témoignages avec l'intention de rentrer dans l'Islam
 
Il doit au surplus :
 
ressentir du regret pour avoir commis la mécréance
avoir l'intention (prendre une résolution ferme) de ne pas récidiver
 
A noter que c'est seulement à partir du moment où il redevient musulman que les bons actes désormais accomplis lui seront comptés. Car Dieu n'agrée le bien que s'il est la manifestation de la foi musulmane. En effet, nous comprenons d'un verset du Qour'an :
 
«Ceux qui, hommes ou femmes, accomplissent de bonnes oeuvres tout en étant croyants entreront au Paradis; et ils ne subiront aucune injustice.»
(Qour'an 4/124)
 
2.Signalons que le fait de dire "Pardonne-moi mon Dieu!" après avoir commis la mécréance n'est pas valable pour rentrer dans l'Islam. Au contraire, c'est formellement interdit, puisque cela constitue un surcroît de mécréance. Car Dieu nous apprend dans le Qour'an qu'Il ne pardonne pas la mécréance. Dès lors, comment peut-on Lui demander de nous pardonner tant qu'on est mécréant?
3.CAS DE LA CONVERSION
 
Tout Moukallaf a l'obligation de se convertir immédia-tement à l'Islam, car nous comprenons d'un verset du Qour'an :
 
«Et Je n'ai créé les Jinn et les êtres humains que pour leur ordonner de M'adorer2[2].»
(Qour'an 51/56)
 
C'est dire que nous devons adorer Dieu sans rien Lui associer. De ce fait, vivre hors de l'Islam et mourir dans cet état (c'est-à-dire dans la mécréance) constitue la pire des pertes que l'être humain puisse s'infliger dans ce monde et dans l'au-delà. Cette situation est d'autant plus grave car nous comprenons d'un verset du Qour'an :
 
«Les (bonnes) actions de ceux qui ne croient pas en leur Seigneur sont semblables à de la cendre sur laquelle le vent s'acharne un jour de tempête. Ils ne recevront (le Jour du Juge-ment) aucune rétribution pour les oeuvres qu'ils ont accomplies (...).»
(Qour'an 14/18)
ou encore (dans le sens):
 
«Nous (Dieu) considérerons (le Jour du Jugement) les (bonnes) oeuvres qu'ils (les mécréants) ont accomplies et ne trouverons que de la poussière disséminée.»
(Qour'an 25/23)
 
Le Moukallaf doit donc entrer dans l'Islam sans tarder, en prononçant les deux témoignages (la Chahadah) dans n'importe quelle langue et par toute expression donnant le sens voulu. En français, cela donne : - Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est Prophète de Dieu.
Celui qui n'arrive pas à bien prononcer le ح - ha' - (dans Mouhammad) dira Aboulgaçim qui est l'un des surnoms du Prophète (Que Dieu l'élève d'avantage en grade). Ainsi, il pourra dire : - Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu et Aboulgaçim est Prophète de Dieu.
 
Il n'a besoin pour cela ni de la présence de deux témoins, ni d'aller se doucher préalablement, ni de se rendre dans une Mosquée. Il devra néanmoins faire en sorte que, dans des conditions normales d'audition, c'est-à-dire en l'absence de bruit excessif, il puisse entendre3[3] ce que prononce sa bouche. Il n'a donc pas besoin de crier de façon inconsidérée s'il est dans un milieu particulièrement bruyant.
 
Ceux qui se convertissent à l'Islam pour la première fois s'adjugent un grand avantage : tous leurs péchés déjà commis sont pardonnés; c'est comme s'ils venaient de naître. En effet, nous comprenons d'un verset du Qour'an :
 
«Dis (Mouhammad) aux mécréants que s'ils mettent fin (à leur mécréance), il leur sera pardonné ce qui a précédé.(...)»
(Qour'an 8/38)
 
Celui qui se convertit à l'Islam et meurent dans l'islam a la garantie de ne pas rester éternellement dans l'Enfer - même s'il y entre à cause de ses péchés - mais pour y échapper totalement, il lui faut s'acquitter des obligations (prière, jeûne, etc.) et éviter les péchés.
 
Pour conclure, nous disons que l'adoration, de même que la désobéissance, ne profite ni ne nuit à Dieu. Quiconque prend le chemin de la droiture ne le fait que pour son propre avantage, et quiconque s'égare ne le fait qu'à son propre détriment. En tout état de cause, le Qour'an guide vers la voie droite, celle de la félicité éternelle, et annonce aux Croyants qui font des bonnes oeuvres la bonne nouvelle d'une grande récompense.